Toutes les rencontres récentes organisées par le CnT.
Le 06 février 2012 à 19:30
: CnT
Théâtre et virtuel : corps, images et langages, dans le cadre du Collège Théâtre & Science, avec Serge Tisseron
Entretien avec Jacques Baillon.
« Les technologies numériques modifient notre relation au corps, aux images, au réel, à l’espace, au temps et au jeu. Le paradoxe de l’avatar (cette créature de pixels qui agit et interagit à ma place dans les jeux vidéo) reformule le paradoxe sur le comédien de Diderot : comment jouer à être un autre que soi si on se confond avec lui ? En même temps, les espaces virtuels nous habituent à l’existence d’images métissées, ni tout à fait vraies, ni tout à fait fausses. Et si le numérique permettait de sortir enfin de l’opposition entre « ou bien, ou bien » (tel le fameux « être ou ne pas être ») pour nous permettre d’envisager la coexistence des contraires : « à la fois, à la fois » ? ». Serge Tisseron
Serge Tisseron : Psychiatre et psychanalyste, docteur en psychologie HDR (Université Paris Ouest Nanterre), Serge Tisseron a publié de nombreux ouvrages dont le fameux Tintin chez le psychanalyste, 1985, Aubier, Qui a peur des jeux vidéo ?, 2008, Albin Michel, Faut-il interdire les écrans aux enfants ?, avec Bernard Stiegler, 2009, (Mordicus), L’Empathie, au coeur du jeu social, 2010, (Albin Michel) et Rêver, fantasmer, virtualiser – Du virtuel pyschique au virtuel numérique (février 2012 Ed. Dunod)
Le 31 janvier 2012 à 14:00
: Salon SIEL - Grande Halle de la Villette
Rencontre "Le Théâtre éphémère de la Comédie-Française : conception et mise en oeuvre", proposée par le CnT dans le cadre du SIEL
La salle Richelieu de la Comédie-Française ferme pendant un an pour d’importants travaux de réfection technique. Pendant cette période, la troupe s’installe dans un nouveau théâtre, à quelques mètres, dans les jardins du Palais-Royal. Projet innovant en bois, ce Théâtre éphémère allie une démarche éco-responsable, avec de hautes qualités acoustiques et thermiques. Il a été conçu sous l’autorité d'Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques, par Sophie Bourgeois, directrice du bâtiment de la Comédie-Française, Michel Fayet de l'agence Changement à vue et Jacques Anglade. C’est dans cette salle de spectacle frontale de 746 places, d’une excellente visibilité, que les Comédiens-Français continuent à jouer en alternance à partir du 11 janvier 2012.
Le CnT a tenu à présenter cette réalisation exceptionnelle. A l’occasion du salon SIEL (le salon professionnel des solutions techniques et événementielles), dont il est partenaire, il reviendra sur sa conception et son utilisation (par exemple, comment les équipes s’adaptent-elles à ce nouveau plateau, sans dessous ?) en compagnie de Didier Monfajon, directeur technique de la Comédie-Française et de Michel Fayet, de l’Agence Changement à vue. Rencontre animée par Jacques Baillon, directeur du CnT.
Salon SIEL La Grande Halle de la Villette 211, avenue Jean Jaurès – 75019 Paris
Le 30 janvier 2012 à 19:30
: CnT
Rencontre avec Claudine Galea, lauréate du Grand Prix de littérature dramatique 2011 pour "Au Bord", Éditions Espaces 34
Au Bord de Claudine Galea – Éditions Espaces 34 Écrit à partir de la célèbre photographie de la soldate tenant en laisse un prisonnier à Abou Ghraib, Au Bord mêle l’intime et le politique pour interroger l’humain. C’est un texte inclassable dont la force, évidente, hante. « J’ai écrit Au Bord en 2005. J’en ai fait plusieurs lectures publiques, seule ou avec des musiciens. J’en ai publié une version dans la revue Frictions, avec une présentation de Françoise Lebrun qui m’avait entendue le lire. Lors de chaque lecture ou performance, les réactions ont été vives. Remerciements ou oppositions, la parole appelait des paroles en retour, après un temps de silence, une forme de réanimation du cœur et des idées. Je reprends ici des mots qui ont été prononcés par des auditeurs-spectateurs. (...) Ce n’est pas une pièce de théâtre au sens habituel du terme, encore qu’aujourd’hui le théâtre soit "off limits" pour reprendre le titre d’une magnifique pièce d’Arthur Adamov. Mais c’est un texte pour la scène, c’est un texte à porter en public. » Claudine Galea, 2010.
Rencontre animée par Bruno Tackels, journaliste à Mouvement et France Culture
Entrée libre Renseignements et réservations au 01 44 61 84 85
Le 18 janvier 2012 à 19:00
: Théâtre de l'Ouest-Parisien
Le CnT partenaire des EAT : Rencontre « Quelle critique dramatique aujourd’hui ? »
Avec : Gilles Costaz, critique dramatique à Politis, Didier Mereuze, critique dramatique à La Croix, Chantal Meyer-Plantureux, professeur en arts du spectacle à l’université de Caen, auteur de Un siècle de critique dramatique (Éditions Complexe), Martine Silber, journaliste pour le blog Marsupilamima.
Un verre de l’amitié suivra la rencontre
Entrée libre sur réservation par mail à eatinfo@wanadoo.fr
Théâtre de l’Ouest-Parisien 1 Place Bernard Palissy 92100 Boulogne-Billancourt Métro Boulogne - Pont de St Cloud (Ligne 10)
Le 18 janvier 2012 à 14:30
: BIS de Nantes - Cité des Congrès
Atelier-rencontre : Porteur de projets culturels : définir sa stratégie et présenter son projet aux partenaires publics
proposé par le Pôle juridique dans le cadre des BIS de Nantes
Qui sont les partenaires publics financeurs ? Que signifient décentralisation et déconcentration ? Comment s'effectue le choix du partenaire: quelle stratégie appliquer ? Comment présenter son projet afin de trouver des aides et financements ?
Intervenants : Christophe Blandin-Estournet, directeur de Culture O Centre - Ateliers de développement culturel ; Cécile Hamon, directrice adjointe du Centre national du Théâtre, Émilie Le Thoër, responsable du Pôle juridique du Centre national du Théâtre.
Les BIS de Nantes : 18 et 19 janvier 2012 La Cité Nantes Events Center 5 rue de Valmy, 44000 NANTES
Le 16 janvier 2012 à 19:30
: CnT
Analogie et représentation, conférence de Françoise Balibar dans le cadre du Collège Théâtre & Science
Interrogée sur les rapports entre science et théâtre, la grande physicienne et historienne des sciences Françoise Balibar spécialiste d’Einstein revient sur des notions communes à ces deux pratiques : la représentation et l’analogie.
Question : Comment se fait-il que le mot « représentation » puisse signifier, en français du moins, à la fois l’action de donner une pièce de théâtre en spectacle, devant un public et, dans le registre de la langue scientifique, une « image » (Bild en allemand) d’un processus, de la « réalité » ? Je voudrais mettre à l’épreuve l’idée que cette homonymie repose sur l’existence d’un mode de connaissance particulier à l’œuvre (bien qu’on en parle peu) dans la pensée dite scientifique et (de façon un peu plus documentée) dans le registre de la poésie (au sens large incluant le théâtre) ; je veux parler de la connaissance par analogie. L’analogie apparaît comme une tentative pour prendre en compte de ce que, dans un certain contexte, on a appelé « la multiplicité de l’être », une tentative pour échapper à l’étroitesse de la représentation univoque par identité et différence que fournit la déduction -- sans pour autant réduire la représentation du monde à une juxtaposition équivoque d’énoncés sans rapport entre eux. L’accent mis sur l’existence de « rapports entre rapports » permet d’introduire un moyen terme entre deux notions antithétiques, tout aussi stériles l’une que l’autre : l’univocité (dont rien ne peut sortir puisque tout est déjà dit) et l’équivocité (qui interdit de dire quoi que ce soit). Le maître mot est ici celui d’équivalence, venant se substituer au concept plus pauvre d’égalité, entourant chaque concept d’un « halo d’analogies » (René Thom), d’où rayonnent plusieurs extensions possibles du savoir.
Bien que ne connaissant que peu de choses au théâtre, je voudrais avancer la thèse que le même dispositif analogique est au fondement de la représentation théâtrale où un texte écrit par un auteur est présenté selon les indications d’un metteur en scène et « joué » par des acteurs, les uns et les autres fabriquant ce halo d’analogies entourant les mots du texte. Par rapport à sa lecture solitaire et muette, la représentation de la pièce face au public ajoute au texte, ce que l’on pourrait appeler ici aussi un halo d’analogies, halo qui n’est ni aléatoire ni incohérent, structuré qu’il est par les rapports qu’installe le texte. La science pourrait également relever de cette forme de pensée, la pensée analogique. Françoise Balibar
Françoise Balibar : physicienne et philosophe, historienne des sciences, professeur émérite de physique à l’Université Paris Diderot, elle a publié de nombreux ouvrages sur Einstein, et a été responsable, au CNRS, de l’Edition Seuil CNRS de 6 volumes d’œuvres choisies d’Einstein en français. Elle est notamment l’auteur de Qu’est-ce que la matière ?, (Avec R. Lehoucq et J.-M. Levy-Leblond), éditions Le Pommier, 2005 et a établi une édition de plusieurs textes d’Einstein : Albert Einstein. Physique, philosophie, politique, Seuil, 2002.
Les technologies du vivant en question, dans le cadre du Collège Théâtre & Science, avec Jean-François Peyret et Alain Prochiantz
Débat animé par Bruno Tackels de la revue Mouvement.
Jean-François Peyret et Alain Prochiantz entretiennent un compagnonnage « Théâtre et science » depuis de nombreuses années. Ils créent cette année Ex vivo/In vitro. Ce sera l’occasion de revenir sur leur collaboration et sur leurs apports mutuels. Et bien sûr de questionner leurs regards sur l’actualité des technologies du vivant.
À propos de Ex vivo/In vitro : Qu’est-ce qu’engendrer, être engendré ? Les nouvelles méthodes de procréation relancent les questions qui n’ont jamais lâché l’humanité. Après Tournant autour de Galilée et Les Variations Darwin, Jean-François Peyret et Alain Prochiantz continuent de croiser avec ludisme et humour l’imaginaire du théâtre et celui de la science, et reprennent la question “naître ou ne pas naître”, là où ils l’avaient laissée. Cherchant un écho actuel au conflit qui opposa Galilée à l’Église, ce n’est plus sur le terrain de l’astronomie qu’ils le trouvent, mais sur celui des technologies du vivant. Les positions paraissent inconciliables entre un discours religieux qui pose la vie comme un don, et celui d’une pratique scientifique et technique qui considère le vivant comme manipulable. Ex Vivo – In Vitro au Théâtre national de la Colline, du 17 novembre 2011 au 17 décembre 2011.
Alain Prochiantz est chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France où il dirige le Centre Interdisciplinaire de Recherche en Biologie. En dehors de ces travaux de recherche, Alain Prochiantz est l’auteur de plusieurs ouvrages destinés à un public plus large, dont Machine-esprit, (Odile Jacob 2001), Géométries du vivant, (Fayard, 2008,)… Il a édité Darwin : 200 ans, (Odile Jacob, coll. « Collège de France » 2010).
Jean-François Peyret est metteur en scène, auteur, traducteur et universitaire. Il fonde en 1995 la Compagnie tf2. Il frotte le théâtre avec d’autres matériaux que ceux qui sont traditionnellement les siens et ne cesse de s’interroger sur la place du vivant dans le théâtre. Il a écrit et mis en scène récemment : Re : Walden, Tournant autour de Galilée (avec Alain Prochiantz), Le Cas de Sophie K., Les variations Darwin (avec Alain Prochiantz), Des chimères en automne, La génisse et le pythagoricien…
Hasard de situation et mathématiques, dans le cadre du Collège Théâtre & Science, avec Nicole El Karoui et Mathieu Bertholet
Débat animé par Gwénola David, critique dramatique.
Afin d’aborder les mathématiques dans le Collège, nous recevrons Nicole El Karoui, mathématicienne, et Mathieu Bertholet, auteur. Cette célèbre mathématicienne a été médiatisée au moment de la chute des marchés boursiers de 2008, car elle a formé un grand nombre de Traders recrutés à prix d’or dans les salles de marché du monde entier : elle est la fondatrice et la coresponsable du Master 2 «Probabilités & Finance» de l’université Pierre-et-Marie-Curie et de l’Ecole polytechnique. Elle reviendra avec Mathieu Bertholet sur leur rencontre lors de binôme #2, une expérience « Théâtre et Science » initiée par Universcience et La Cie les sens des mots, dont le CnT est coproducteur. Rencontre organisée à l’occasion des dates parisiennes de binôme #2 (du 17 au 20 novembre 2011 à la Cité des sciences et de l’industrie et du 23 au 27 novembre 2011 au Palais de la découverte),
Nicole El Karoui, mathématicienne Passionnée par la modélisation du hasard, et plus spécialement par celui des phénomènes en mouvement, elle est Professeur dans différents établissements dont l’Université du Mans, l’ens Fontenay, l’Université Pierre et Marie Curie, et l’École Polytechnique. À la fin des années 1980, elle découvre l’univers de la banque et l’utilisation que les marchés nouvellement déréglementés font des outils du calcul stochastique. Elle crée alors le master « Probabilité et Finance », à Paris 6 - École polytechnique, qui a très largement contribué à la renommée internationale des « quants français » dans les salles de marché. Nicole El Karoui est considérée comme l’un des principaux précurseurs du développement international des mathématiques financières.
Mathieu Bertholet, auteur dramatique De Berlin (où il a étudié l’Écriture de Scène à l’Académie des Beaux-Arts) au Grütli de Genève, en passant par Los Angeles, Mathieu Bertholet est un jeune dramaturge suisse qui puise dans l’histoire, les mythes antiques, les mythologies du jour, le cinéma et l’architecture, la matière de pièces dans lesquelles le questionnement sur le monde contemporain importe autant que le renouvellement des formes théâtrales. Il a écrit Geneva.lounging, On est toujours la salope de quelqu’un, Sand, Supporter les visites, Rien qu’un acteur, Heroes, Sainte Kümmernis, CSH# 1, Shadow houses, Farben (qui a obtenu l’Aide à la Création dramatique du CnT en 2009)…
Ils sont nombreux, les postulants au métier de comédien, mais ils sont rares ceux qui connaissent la voie à emprunter pour y parvenir. Alors, comment devient-on comédien ? Comment se forme-t-on ? Qu’apprend-on dans un cours de théâtre ? Et lequel choisir ? Et d’ailleurs, c’est quoi, être comédien ? Dans le cadre du Mois du film documentaire, le Centre national du Théâtre pose son regard sur le monde des apprentis comédiens. Entrer dans le monde du théâtre c’est faire son apprentissage de la scène. Démarche emprunte d’humilité et de grandeur. Avec l’apprentissage, on acquiert un métier manuel et technique, mais qui renvoie sans cesse au corps et à la sensibilité. Car le théâtre est fait de technique et de soi. Et c’est le « soi » qui peut être le plus douloureux. Le « soi » et le collectif, car ce n’est pas non plus facile de se trouver à l’aise dans un cours, dans une mise en scène, avec des camarades. Par le biais de ces quatre documentaires, nous vous proposons de suivre les parcours parfois difficiles de ces apprentis et d’approcher la vie au sein d’une école de théâtre. Chaque projection fera l’objet d’une rencontre avec des professionnels.
La mort de Danton : mercredi 9 novembre à 20 h au Club de l’Étoile Réalisation : Alice Diop Production : Mille et Une Films – 2011 – 64 mn Steve, 25 ans, noir, habitant d’une cité de banlieue, décide subitement en septembre 2008 de changer de vie et entame une formation d’acteur au Cours Simon. Chaque jour, en RER, il rejoint Paris et l’univers doré des enfants bien nés. Il entame alors un parcours initiatique, en tentant de faire de ce rêve d’acteur une entreprise de reconstruction. Ce film suit Steve à ce tournant de sa vie et tente de raconter sa difficile métamorphose. Rencontre à l’issue de la projection avec Alice Diop, réalisatrice.
Le Conservatoire, corps et âme : mercredi 16 novembre à 20 h au Club de l’Étoile Réalisation : Jean-Pierre Larcher Production : Huit production-Cauri films – 2005 – 53 mn Le film nous emmène au cœur du Conservatoire National supérieur d’Art Dramatique de Paris, dans les cours des professeurs de chant, d’interprétations, de masque et de taï-chi. Des dimensions artistiques différentes et complémentaires, qui proposent aux élèves des techniques de jeu d’acteur, les invitant à l’introspection et à la découverte d’eux-mêmes, afin de mieux servir les textes et les personnages qu’ils interpréteront plus tard. Rencontre à l’issue de la projection avec Xavier Maurel, adjoint du directeur du CNSAD, chargé des enseignements et de la communication.
Exercices d’acteurs : mercredi 23 novembre à 20 h au Club de l’Étoile Réalisation : Georges Bensoussan Production déléguée : Expand Drama – 2008 – 55 mn Est-ce si facile d’être acteur aujourd’hui ? À travers le parcours de quatre élèves apprentis comédiens de vingt ans, nous découvrons le travail de l’acteur tel qu’il est dispensé au fameux Cours Florent à Paris. Rencontre à l’issue de la projection avec Jérôme Léguillier, directeur délégué aux études au Cours Florent et Frédérique Farina, directrice déléguée à la pédagogie au Cours Florent.
Entrée des artistes : mercredi 30 novembre à 20 h au Club de l’Étoile Réalisation : Philippe Baron, Laurence Serfaty Production : Caméra Lucida productions – 2008 – 59 mn Qu’est ce qu’un acteur, à quoi sert le théâtre ? Début de réponse avec Christophe Brault, Jacques Gamblin et François Morel pendant les répétitions et les premières représentations d’Othello de Shakespeare et des Diablogues de Roland Dubillard. Rencontre à l’issue de la projection avec Anne Bourgeois, metteur en scène.
de 9h30 à 17h30 au CnT - 134, rue Legendre - 75017 Paris
Journée d’étude organisée par le Pôle juridique du Centre national du Théâtre et la Maison Antoine Vitez – Centre International de la traduction théâtrale.
Quelles relations juridiques entre l'auteur, le traducteur, et la compagnie ?
Si le traducteur est considéré comme un auteur, la liberté de ce dernier est limitée par le nécessaire respect de l'œuvre traduite. Une fois recueillie l'autorisation de l'auteur de l'œuvre d'origine, le traducteur est souvent le lien, voire le relais indispensable entre le dramaturge et les équipes de création, les producteurs ou les éditeurs. Ces relations sont parfois complexes, sensibles, car au-delà des règles juridiques, le secteur de la traduction théâtrale est largement gouverné par les pratiques et usages. C’est pourquoi le Pôle juridique du CnT et la Maison Antoine Vitez proposent une journée d’étude qui constituera une source de renseignements et de retours d’expérience utiles aux traducteurs comme aux professionnels de la création théâtrale. Nourrie de témoignages et laissant une large place aux questions et débats, la journée se veut une occasion de rencontrer et d’entendre de nombreux professionnels, prêts à partager leur expérience.
Matinée : une plénière pour défricher le sujet, et répondre aux questions des participants
9h30 accueil
10h / 12h : Le traducteur, un auteur Qu'est ce qu'une traduction protégeable par le droit d'auteur ? Qui est l'auteur d'une traduction et quelles sont les prérogatives de droit d'auteur du traducteur ? Faut-il déposer et/ou déclarer sa traduction pour qu'il y ait protection, et comment sont gérés les droits des traducteurs à la SACD ? Comment sont rémunérés les traducteurs ? Comment protéger et gérer les droits des traducteurs dans la chaîne éditoriale ?
Après-midi : Deux ateliers participatifs pour approfondir et échanger des expériences sur les relations du traducteur avec le dramaturge et avec la compagnie en création.
14h30/ 17h30 - Atelier 1 : La rencontre entre le traducteur et le dramaturge Comment solliciter l'accord de l'auteur de l'œuvre originale, quelles erreurs à ne pas commettre ? Comment prendre contact avec un agent ? Comment formaliser au mieux l'accord entre le dramaturge et le traducteur (la notion d’exclusivité, les durées d’autorisation, etc.) ? Comment garder et développer le lien avec l’auteur ? Intervenants : Séverine Magois (traductrice), Denise Laroutis (traductrice, éditrice), Suzanne Sarquier (agent - Agence Drama), Karin Serres (auteur). Modération : Émilie Le Thoër (Pôle juridique - CnT)
14h30/17h30 - Atelier 2 : La rencontre entre le traducteur et la compagnie La formalisation du rapport entre le traducteur et la compagnie, quel contrat ? La notion « d'œuvre de collaboration », quel lien établir lorsqu’il y a collaboration entre le traducteur et le metteur en scène, avec une équipe artistique. Intervenants : Corinne Radice et Véronique Bernex (administratrices de production), Paul Desveaux (metteur en scène), Laurence Sendrowicz (traductrice). Modération : Fanny Schweich (Pôle juridique - CnT) et Marianne Clévy (Maison Antoine Vitez)
Renseignements : Maison Antoine Vitez - 01 42 63 44 50
Inscriptions par mail : contact@maisonantoinevitez.fr