Le Pôle auteurs invité des Lundis en coulisse du Théâtre de l'Aquarium
12 mars 2012 Théâtre de l'Aquarium - Paris à 14:00
Laurent Lalanne, responsable Pôle auteurs au CnT, invité des Lundis en Coulisse au Théâtre de l’Aquarium.
Le
principe des Lundis en coulisse de l'Aquarium : Un lundi par mois (hors vacances scolaires), comédiens
(professionnels ou amateurs avertis), metteurs en scène, seront conviés à
passer un après-midi à l’Aquarium (14h - 18h) pour découvrir ensemble trois ou
quatre manuscrits transmis par « l’hôte du jour » (metteur en scène,
écrivain, éditeur, critique,… bref : toute personne curieuse de l’écriture
contemporaine, conviée par nos soins !). Il y aura sur la table autant
de copies du texte qu’il y a de personnages dans la pièce : autant de
comédiens viendront le lire « à chaud », avec le plaisir et le trac
de se jeter sans filet dans une écriture inconnue…
Textes
choisis par le Pôle auteurs du CnT, à découvrir
lors de lectures « à chaud » :
HYMEN de Lucie Depauw : HYMEN raconte l’histoire d’un bout de tissu voile fibreux un reste du développement fœtal, c’est l’histoire de Rachid rebaptisé Richard, docteur en hyménoplastie, qui rafistole les trous et cherche son fils entre deux RDV, c’est l’histoire de jeunes filles qui se déshabillent pour se faire recoudre, c’est l’histoire de Louisa femme et assistante du docteur Richard qui demande un enfant avant qu’il ne soit trop tard. C’est l’histoire de ces RDV, de ces croisements dans le cabinet de reconstruction du docteur Richard mais également l’histoire que les personnages se racontent sur internet à travers blogs et forums, c’est l’histoire d’un chœur-forum qui s’immisce qui s’épanche qui commente et contamine le réel. Entre RDV et sessions internet la vie du cabinet va basculer suite aux prestations effectuées sur Naîma2000 et Lili Fresmeaux...
Lune Jaune de David Greig (Ecosse), traduit par Dominique Hollier : Rencontre improbable entre Leila la silencieuse, qui pense beaucoup mais ne parle guère, et Stag-Lee le mauvais garçon, pas si mauvais, mais peut-être le plus paumé des ados dans une ville paumée. Lee vit seul avec sa mère Jenni, son père est parti quand il avait cinq ans en lui laissant pour seul souvenir une casquette. Lee rêve de faire fortune grâce au crime, tiens, pourquoi ne pas devenir le premier mac d’Inverkeithing ? Leila est une bonne petite mal dans son corps, une jeune fille qui ne se sent exister que lorsqu’elle se passe une lame de rasoir sur le corps en rêvant aux célébrités de la presse people. Et Bill voudrait offrir une bague à Jenni. Un mauvais départ une erreur un meurtre, et voilà Lee fuyant avec Leila en plein hiver dans les collines hostiles, à la recherche de son père, et voilà Frank le garde-chasse qui les recueille, et voilà trois êtres perdus qui passent à ça de se trouver. Ou qui se trouvent. Et se perdent. La pièce étonne et émeut à la fois par l’histoire qui se raconte et par la manière dont elle se raconte. Chaque personnage prend en charge une partie de ce récit dont il est tantôt acteur, tantôt spectateur, chaque couplet de la ballade s’éclaire d’un regard différent, chacun des vingt tableaux fait appel à une autre forme d’adresse, et un jour on écrira des chansons sur Lee Macalinden et Leila Suleiman, comme on l’a fait sur Bonnie et Clyde…
Fratrie de Marc-Antoine Cyr : Une maison, un toit. Dehors, une tempête, un hiver. Le père est tombé comme mort dans la neige. À l'intérieur de la maison, quatre frères, qui devront apprendre à vivre seuls, sans père et sans repères. Parmi eux, Léo, le troisième. Léo cache un secret, un poème, une voix. Léo ne sait pas pourquoi, mais il lui semble que si le père est tombé comme ça dehors dans la neige, c'est un peu sa faute à lui. Parce que Léo n'est pas comme les autres, pas pareil, jamais comme ça. Et quelque chose lui est arrivé dehors, dans les branches. Alors il se cache là, parmi ses frères, dans « nous quatre », en espérant que l'hiver finisse par passer.
Renseignements et réservations : Théâtre de l'Aquarium : 01 43 74 99 61 Plus d'infos